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FOCUS MENSUEL

La prune de Bry-sur-Marne

Dessin extrait du livre Les plux beaux fruits du XXe siècle

Le premier arbuste aurait été apporté depuis la Lorraine et planté par un certain Marinier aux alentours de 1850. La terre du coteau de Bry-sur-Marne est argileuse et pierreuse, favorable à ces pruniers qui donnent des fruits bien violacés, légèrement pruinés, à la chair tendre et bien sucrée. Elle est décrite avec précision, parmi d’autres variétés de prunes renommées, dans un livre intitulé Les plus beaux fruits du XXe siècle publié en 1928.

Par ses qualités elle a une très bonne réputation pour la confiture, la tarte et l’eau-de-vie.

En voie de disparition

En 1981 la ville de Bry-sur-Marne tira la sonnette d’alarme.

On peut lire dans Bry-sur-Marne, votre patrimoine « L’extinction de la vie rurale bryarde, le désintérêt pour les originalités locales (…) le manque d’information de nos jardiniers amateurs locaux, pourtant très actifs, font que notre « Bonne de Bry » est en passe de tomber dans l’oubli et de disparaître de nos vergers ».

La ville encouragea à aller récupérer chez le jardinier-horticulteur de la Grande-Rue, un arbuste prêt à être mis en terre dès l’automne 1981 pour sauver la Bonne de Bry.

Une autre action similaire est menée cette fois par l’Office de tourisme en 2011, également dans le but de préserver ce patrimoine naturel.

AGENDA CULTUREL

L'agenda culturel d'automne 2022 est arrivé ! Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes alors ne tardez pas !

Les inscriptions se font directement à l'Office de Tourisme.

Aucune adhésion n'est nécessaire pour pouvoir assister aux conférences organisées par l'Office de Tourisme. Une simple participation de 10€ vous sera demandée.

En revanche, pour pouvoir participer aux différentes sorties culturelles et aux voyages organisés par l'association, il vous faudra adhérer à cette dernière et verser la cotisation annuelle de 20€.

Octobre 2022

VENDREDI 14 OCTOBRE / 8h30

VISITE GUIDÉE - Tribunal de Paris

Le Tribunal de Paris est situé dans le quartier des Batignolles, il a été conçu par le plus parisiens des architectes Italiens, Renzo Piano, à qui l'on doit déjà la réalisation de Beaubourg et de la Fondation Jérôme Seydaoux-Pathé. 

C'est tout en lumière et en hauteur que s'érige la tour imaginée par l'architecte. Ses 38 étages la font culminer à 160 mètres et en fait le 2e bâtiment habité le plus haut de Paris, derrière la Tour Montparnasse. 

JEUDI 20 OCTOBRE / 14h30

CONFERENCE - Histoire de la mode, partie II

Conférence animée par Sylvaine JOY

Novembre 2022

LUNDI 7 NOVEMBRE / 9h00

VISITE GUIDÉE - Château de Saint-Germain-en-Laye & musée 

Monument historique remarquable, le Château de Saint-Germain-en-Laye a traversé les âges et a accueilli de nombreux souverains.

C'est Napoléon III qui décida d'en faire un musée, connu aujourd'hui sous le nom de Musée d'Archéologie nationale. On y découvre une collection riche issue des cinq continents. 

JEUDI 17 NOVEMBRE / 14h30

CONFERENCE - La vie théâtrale et privée de Molière

Conférence animée par Hélène NORLÖFF

JEUDI 24 NOVEMBRE / 18h30

CONCERT SYMPHONIQUE - Orchestre de Paris - Philharmonie

Programme :

Claude Debussy

Prélude à l'après-midi d'un faune

Ludwig van Beethoven

Triple concerto

Entracte :

Johannes Brahms

Symphonie n°3

Décembre 2022

JEUDI 8 DECEMBRE 2022 / 9h15

VISITE GUIDÉE - Hôtel de la Marine

L'Hôtel de la Marine est le monument phare de la place de la Concorde. Ce magnifique ensemble architectural a été créé au XVIIIe siècle par Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi.

Il a abrité jusqu'en 1798 le Garde-meuble de la Couronne puis est devenu pendant plus de deux-cent ans le siège du ministre de la Marine.

 

JEUDI 15 DECEMBRE 2022 / 14h30

CONFERENCE - Quand Paris s'appelait Lutèce

Voyage dans le temps à la découverte des origines de la capitale.
Grands axes de circulation, monuments, loisirs...

Que nous reste-t-il de la ville antique ?

 

Voyage 2022

SICILE

5 au 12 octobre 2022

EXPOSITION

La Bataille de Champigny

Il y a 150 ans, le Val-de-Marne fut le théâtre de la plus importante bataille du siège de Paris par les Allemands. Le 30 novembre 1870, près de 60 000 soldats français franchirent la Marne devant Champigny et Bry-sur-Marne pour essayer de rompre le cercle de fer que les Allemands avaient formé autour de la capitale depuis plusieurs semaines. Les armées françaises et allemandes s’affrontèrent à Bry, Champigny et Villiers pendant trois journées sanglantes, abandonnant sur le champ de bataille des milliers de morts et de blessés et laissant des villages en ruine.

Aujourd’hui, alors que de nombreux monuments commémoratifs et des noms de rue rappellent son importance dans l’histoire locale, la bataille de Champigny a sombré dans l’oubli. L’exposition qui vous est proposée vous permettra de découvrir et de comprendre son déroulement et ses différents aspects.

Construite autour des collections du musée Adrien Mentienne et enrichie de très importants prêts provenant de collections publiques et privées, françaises et allemandes, cette exposition rassemble plus d’une centaine d’objets, de peintures, d’estampes et de documents originaux présentés pour la première fois au public. Confrontant les visions françaises et allemandes, elle apporte un éclairage inédit sur cette bataille qui a tant marqué l’histoire de l’est parisien.

Exposition à découvrir à l’Hôtel de Malestroit
du 25 mai au 4 juillet
et du 7 septembre au 22 octobre

Du mardi au samedi :
10h-12h / 14h-17h30

Dimanche :
14h-17h30

PROGRAMMATION

Journées du patrimoine

Toutes les activités et animations proposées dans le cadre des journées du patrimoine sont soumises à la présentation d’un pass sanitaire valide et doivent obligatoirement faire l’objet d’une réservation préalable.

Entrée gratuite.

Samedi 18 septembre

14h00 : visite guidée de l’exposition
15h00 : visite de l’exposition adaptée pour les familles et les enfants
16h00 : conférence sur le panorama de la bataille de Champigny par François Robichon, professeur d’histoire de l’art à l’université de Lille-III

Historien de l’art et spécialiste d’iconographie historique et militaire, François Robichon présentera le célèbre panorama de la bataille Champigny. Peinte en 1882 par Edouard Detaille et Alphonse de Neuville, cette oeuvre exceptionnelle et monumentale est aujourd’hui fragmentée et dispersée dans diverses collections publiques et privées.

Dimanche 19 septembre

14h00 : visite guidée de l’exposition
16h00 et 18h00 : concert-lecture sur la bataille de Champigny

Cette animation vous propose de découvrir la bataille de Champigny autrement, en musique et en mots, à travers des chansons et une lecture de témoignages écrits sur les combats à Bry-sur-Marne. Textes lus par Damien Roussineau. Piano : Julien Mouchel. Voix : Didier Rousselle.

Reconstitution historique

Vendredi 1er et samedi 2 octobre

• 10h00 - 12h00 et 13h30 - 18h00 : journées de reconstitution historique dans le jardin Paul Berthet (accès libre et gratuit)

La troupe de reconstitution historique Unif-Europ 19 vous fera revivre la bataille de Champigny : présentation d’un bivouac en tenues militaires de la guerre de 1870 (zouaves, infanterie, infanterie de marine, gardes mobiles, artillerie, cantinières), démonstration de tirs à blanc (sous réserve d’autorisation préfectorale), exposition d’armes anciennes et de pièces d’artillerie, dont une réplique unique au monde de la mitrailleuse française De Reffye !

Retour en images !

Conférence

Samedi 9 octobre

16h00 : Conférence sur le sergent Hoff par le général Jean-Philippe Ganascia, président de la Sabretache, société d’études d’histoire militaire

Saviez-vous que le sergent Ignace Hoff (1836-1902), qui a un monument et une rue à son nom à Bry, fut un héros populaire du siège de Paris ? Découvrez son destin exceptionnel au cours de la guerre de 1870 en assistant à cette conférence ! Entrée gratuite sur réservation, dans la limite des places disponibles.

Visites guidées

Tous les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et dimanches

• 14h30 : visite guidée gratuite de l’exposition (sur réservation)

Balades-découvertes du champ de bataille

Mardi 28 septembre et samedi 9 octobre à 14h30

Découvrez les principaux lieux des combats à Bry-sur-Marne à travers une balade commentée et accompagnée qui vous entraînera sur les traces des soldats français de 1870.

Sur réservation.

Animations enfants

Mercredis 15 septembre et 13 octobre

15h00 : Atelier-jeu pour les enfants sur le thème de la bataille de Champigny
(à partir de 7 ans ; durée : environ deux heures ; sur réservation)

Samedis 2 et 16 octobre

14h30 : Visite de l’exposition adaptée pour les familles et les enfants (à partir de 7 ans ; sur réservation)

Renseignements et inscriptions :

01 45 16 68 00
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ON EN PARLE

Le Parisien

"Val-de-Marne : cette exposition exceptionnelle vous replonge dans la Bataille de Champigny"

Photos : Musée de Bry-sur-Marne

FOCUS DU MOIS

ETIENNE DE SILHOUETTE

Fils d’un modeste receveur des tailles de Limoges, Étienne de Silhouette naquit à Limoges en 1709. A 20 ans, ce féru de philosophie, de littérature et d’écriture publie son premier ouvrage consacré au gouvernement chinois. Après des études de droit, Étienne de Silhouette voyage, embrassant ainsi la coutume du Grand Tour, véritable voyage d’éducation visant à parfaire ses connaissances et à développer ses centres d’intérêts. C’est ainsi, qu’entre 1729 et 1730, le jeune érudit fréquente l’université de Leyde en Hollande, visite la France, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.

C’est également dans les années 1930 qu’Étienne de Silhouette développe une passion pour l’Angleterre, découvrant les œuvres d’un certain Alexander Pope ou encore d’un William Warburton, auteurs dont il publie d’ailleurs plusieurs traductions françaises. Plus encore que la littérature anglaise, c’est l’administration financière britannique, la politique commerciale, coloniale et maritime du voisin d’outre-manche qui séduit le limougeaud de naissance. Cette passion pour le modèle britannique, véritable modèle à imiter selon lui, expliquera ses prises de positions financières au sein de la cour de Louis XV.

En 1742, après avoir exercé les fonctions de secrétaire du maréchal de Noailles, Étienne de Silhouette acquit une charge de maître des requêtes au parlement de Metz. L’année suivante, un nouveau voyage en Angleterre lui inspire la rédaction d’un mémoire consacré aux finances, au commerce et à la marine de l’Angleterre. Ce mémoire connu un grand succès et finit d'asseoir la notoriété d’Étienne de Silhouette.

En 1745, il se voit pourvu d’une charge de conseiller au Grand Conseil et reçu maître des requêtes. La même année, il épouse Anne-Jeanne-Antoinette Astruc (1723-1765), fille de Jean Astruc, premier médecin du roi de Pologne et médecin consultant du roi Louis XV. Ce mariage permet à Étienne de Silhouette d’accéder aux cercles proches du pouvoir royal. Un an plus tard, en 1746, il devient secrétaire des commandements du duc d’Orléans, dont il sera plus tard le garde des Sceaux, puis le chancelier-chef de son conseil et le surintendant de ses biens. Ses connaissances du monde coloniale et maritime le prédisposent à exercer en 1749 les fonctions de commissaire pour le règlement des limites de l’Acadie au Canada, entre l’Angleterre et la France ainsi que les fonctions de commissaire général de la Compagnie des Indes en 1751.

C’est le 4 mars 1759, alors que la France est engagée dans la guerre de Sept Ans et dans une lutte acharnée contre l’Angleterre en Amérique, que Louis XV, roi de France, fait appel à lui pour diriger les finances du royaume. Bénéficiant de soutiens au plus haut niveau de l’État et disposant de connaissances sur l’Angleterre et l’économie, Étienne de Silhouette accède au poste de contrôleur général des finances.

La situation financière est alors désastreuse. Sitôt installé, le nouveau contrôleur se soucie de couvrir le déficit budgétaire de l’année. Étienne de Silhouette procède alors à une mise à plat de toutes les pensions versées par l’État, diminuant les dépenses de la Maison du roi et suspendant certains privilèges de taille. C’est une véritable politique de réduction des finances publiques. Les différentes dispositions prises par le nouveau contrôleur général des finances lui valurent des éloges de Voltaire ainsi qu’un large soutien de l’opinion publique.

En août 1759, Étienne de Silhouette présente au roi un long rapport dans lequel il dénonce l’action de ses prédécesseurs, ayant largement privilégié le recours à l’emprunt au détriment d’une augmentation des recettes et d’une diminution des dépenses. Inspiré par la fiscalité anglaise, il fait adopter un “édit de subvention générale”, un ensemble de mesures fiscales prévoyant la suspension de certains privilèges et la création de nouveaux impôts. Taxant principalement la richesse et épargnant le peuple, ces dispositions provoquèrent le mécontentement d’une large partie de la cour et de l’opinion publique. Le Parlement lui-même s'opposa à l’enregistrement de l’édit royal, obligeant le roi à tenir un lit de justice pour vaincre la résistance parlementaire.

Dans l’impossibilité de faire face aux dépenses de guerre par défaut de trésorerie, le contrôleur général des Finances fut contraint de suspendre certains paiements et d’ordonner la fonte de la vaisselle d’or et d’argent de tous les français. Accusé de malversations, Étienne de Silhouette inspire d’innombrables pamphlets et devient l’objet d’une violente campagne de calomnies. Le 21 novembre 1759, neuf mois seulement après le début de son administration, Étienne de Silhouette se voit forcé de remettre sa démission.

Dénigré, son nom est tourné en dérision par ses contemporains. C’est ainsi qu’à Paris on fabrique des tabatières “à la Silhouette” c’est-à-dire sans ornements, qu’on confectionne des habits “à la silhouette”, sans poches ni goussets car n’ayant plus d’argent à y mettre. Associé à l’économie et à l’austérité, le nom de l’ancien contrôleur général des Finances désigne peu à peu un objet ou une action sans valeur pour prendre finalement le sens qu’on lui connaît aujourd’hui. A cette époque, dans les salons mondains, sont aussi en vogue les portraits consistant à dessiner les contours d’un profil en ombre portée sur papier blanc. Ces portraits furent également appelés portraits “à la Silhouette”, l’état de richesse des français étant, lui aussi, à l’état d’ombre.

C’est dans ce contexte de disgrâce qu’Étienne de Silhouette acheta le château et la seigneurie de Bry-sur-Marne, le 17 mai 1760, cherchant à échapper aux intrigues et calomnies de la cour. L’ancien contrôleur général des Finances fut très impliqué dans la gestion de sa seigneurie, agrandissant son domaine par des acquisitions et des échanges. C’est lui qui acheta toutes les terres de la côte Verrou, sur les coteaux dominant la Marne. C’est également lui, qui en 1761, fit l’acquisition du fief voisin de la Barre, à Noisy-le-Grand, faisant ainsi de son domaine l’un des plus beaux domaines seigneuriaux de l’Est parisien. Étienne de Silhouette entreprit également la reconstruction complète de son château, reconstruction dont il ne pu malheureusement voir l’achèvement.
Dans son guide de bonne conduite chrétienne, Nicolas Nicque, curé de la paroisse avec lequel Étienne de Silhouette entretenait des relations privilégiées, dépeint le seigneur de Bry comme un homme particulièrement pieux et bienveillant à l’égard de ses habitants. L’auteur y évoque même le projet de ce dernier d’installer un chirurgien à Bry pour soigner les malades indigents ou encore son rôle déterminant dans l’aménagement d’un vaste grenier à blé dans les communs du château en prévision des années de disette.

Le 17 juin 1765, Anne-Jeanne-Antoinette Astruc décède, emportée par une violente fièvre à l’âge de 42 ans. Après la mort de son épouse, Étienne de Silhouette prend ses dispositions pour assurer la transmission de son patrimoine après sa mort. Le 11 juillet 1765, il institue ainsi son cousin germain Clément de Laage comme légataire universel. Le 20 janvier 1767, l’ancien contrôleur des Finances décède dans son château. Inhumé auprès de sa femme, dans l’église de Bry-sur-Marne, Étienne de Silhouette laisse derrière lui des dons pour les pauvres de la paroisse ainsi que pour l’achèvement de la construction d’une école.

Alors qu’il s’était assuré que deux cents messes seraient célébrées pour le repos de son âme, quelques décennies plus tard, en 1793, la sépulture de l’ancien contrôleur général des Finances fut profanée par des patriotes briards qui voulaient en extraire le cercueil de plomb. La pierre tombale qui la recouvrait fut rachetée par le grand-père d’Adrien Mentienne et replacée dans l’église où elle se trouve encore aujourd’hui vers la fin du XIXème siècle. Cette pierre tombale fut classée au titre des Monuments historiques le 27 décembre 1913.

BIBLIOGRAPHIE

V. ROBLIN, Bry-sur-Marne. Histoire et Patrimoine, Société Bryarde des Arts et Lettres, 2012.

 

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